Statement / Démarche

English / (version française en bas de page)

 

I use painting as a tool to observe; to understand what surrounds us. 

Sensations are my starting point: sensations of scope, sensations of the space between things, and also what may hold them together. 

My body of work will be constructed in successive steps with many layers, to remind myself what I find essential.

I concentrate on the pattern to confront myself physically to the object in front of me. It assures me of the reality, or at least the reality of my point of view. I seek to know more by letting questions in. 

The subject is chosen with points of viewed multiplied. Searching for clues, I make inquiries around the subject in question. In a process of layers, natural movement, and a shifting point of view, I will focus to rebuild my gaze (guide the eyes to look around, again, and in every way). The works I suggest are not clear to the immediate eye, but play with movement and the timing of gaze.

I explored productions which are more literal and tangible of the industry (chemistry, mining); embracing people and the visited environments. Combining the future of the products (their circulation, transformation, marks and containers), with my own subjectivity, I gradually draw upon vast cartographies of gaseous, eroded, shaky, openly suspended fragmented: an unlimited world.

 

Fr/

J’utilise la peinture comme un outil d’observation, comprendre ce qui nous entoure.

Les sensations sont mon point de départ : sensation de l’étendue, sensation du vide entre les choses, et de ce qui peut les maintenir ensemble.

Le corps de mon travail sera construit par étapes successives, juxtaposition de couches , comme autant de filtres, prélevant à chaque fois ce qu’il me semble d’essentiel.

Je suis allé sur le motif afin de me confronter physiquement à la chose vue et observée. Je veux m’assurer de la réalité, tout du moins de la réalité de mon point de vue, rempli d’interrogations et nourri d’envie de savoir.

Le sujet choisi sera alors traité par la multiplication de points de vue. À la recherche d’indices, je tourne autour de l’objet en question. Au sein de ce processus de couches accumulés, à force de répétitions, lentes opacifications du support, changement de point de vue, je vais m’obstiner à reconstruire du regard (guider les yeux pour regarder autour, encore, et dans tous les sens). Les œuvres que je propose n’apparaissent pas immédiatement, mais jouent avec le mouvement et le temps du regard.

J’ai exploré des productions plus ou moins visible, tangible de l’industrie (chimie, exploitation minière : les gaz et les béances) ; embrassant d’un même œil personnes et environnements des sites fréquentés. La combinaison du devenir des produits (leur circulation, transformation, traces) avec ma propre subjectivité dessine progressivement de vastes cartographies d’un monde gazeux, érodé, tremblant, ouvert, suspendu, fragmenté : un monde aux limites incertaines.


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